Plénières Toulouse 2018

Bilan réalisé sur la base des questionnaires de satisfaction et le temps d'échange « restitution des ateliers et perspectives pour le plan EPA2 » Bilan du regroupement

Introduction et présentation du programme :
introduction du regroupement

Bilan des PREPA - Roger Brouet, Béatrice Dégrange, Denis Lépicier :
Bilan des PREPA à mi-parcours

Principaux enseignements extraits de PEPIETA1 - Christèle Roux, Isabelle Gaborieau:
des pratiques pédagogiques en équipe pluridisciplinaire pour enseigner la transition agro-écologique
Action {{attach ...}} : paramètre "file" obligatoire.


Perspectives métiers et enseignement - Isabelle Gaborieau, Christian Peltier :
Perspectives des métiers et enseignement

Passer des livrables aux enseignables dans un dispositif EPA qui mobilise différents acteurs : ex Ex Casdar Luz'co â?? Chistian Peltier & Brigitte Ringeval de l'EPL de Cibeins
Présentation : (à venir)
En savoir + sur le projet : Voir une vidéo 13 min de regard réflexif sur "enseigner avec Luz'co à Cibeins" (C.Peltier précise la nature de l'accompagnement mené, des évolutions de pratiques pédagogiques et ce que cela a produit comme intérêt chez les jeunes et les professionnels - sur une question territoriale de production collective de luzerne où les BTS ACSE ont été mis en enquête)

Jeudi 04 octobre : 8h30 à 10h15 Bilan des ateliers et perspectives - restitution des ateliers thématiques pour éprouver ce qui a été construit dans chaque groupe et en vue de sa valorisation :


Atelier 4 : La participation des établissements d'enseignement agricole au développement de projets de transition agroécologique dans le territoire : quels impacts sur les modalités d'apprentissage et le développement professionnel dans les établissements ?

Animateurs : Marie-Anglinea Magne, Jean-Luc Toullec, Béatrice Dégrange
Rapporteurs : Isabelle Fave et Thierry Papillon

Présentation (à venir)

Quelques notes :
* Ils ont fait 4 sous-groupes suite à un tour de table pour identifier une typologie des projets représentés dans l'atelier : projet régional, CASDAR, espace-test/plateforme, projet "animation événementielle"
* Analyse avec 5 critères : impact sur le territoire, impact dans l'établissement, points de vigilance, secrets de réussite, rôle du référent
* Ã?léments clés : une nécessité de rencontre entre l'établissement et les acteurs territoriaux (initiative d'un côté ou de l'autre) ; un bénéfice pour les apprenants dans tous les cas (directement ou indirectement / connaissance des acteurs, insertion, changement de posture de l'enseignant...) ; une meilleure connaissance réciproque des métiers et enjeux... ; un référent qui n'est ni un tiers temps ni un chef de projet, il propose et facilite des projets, peut en mettre en oeuvre certains, peut contribuer à l'émergence de projets régionaux, rôle de communication / personnes ressource : besoin de référents régionaux solidement formés et en accompagnement.
* Conditions de réussite : besoin de souplesse pour organiser, temps, anticipation, état d'esprit, implication
* Conclusion : sortir des murs ! Les territoires des EPL sont riches en projets et potentiels, le rôle des référents est d'ouvrir à cette richesse.

  • Regard complémentaire des animateurs de l'atelier : beaucoup de projets plus larges que sur le produire autrement ; ca pose aussi des questions au dispositif national d'appui pour mieux regarder ces liens EPL / territoire ; rôle clé des équipes de direction, directeurs adjoints pour le pilotage.

Atelier 3 : pratiques pédagogiques et apprentissages pour EPA: Transformer l'essai pour que les pratiques pédagogiques initiées avec « Enseigner à produire autrement » deviennent des pratiques ordinaires : quels changements nécessaires, quelles perspectives à tracer ?

Animateurs : Isabelle Gaborieau, Christian Peltier
Rapporteurs : Clara Wang et Samuel Quinton

Quelques notes :
"massifier" des pratiques EPA ?
* Point clé 1 consensuel : Développer encore la diversité des situations d'apprentissage (+ d'apprentissage, + de plaisir pour jeunes et enseignants, meilleure relation...). Beaucoup d'occasions de situations à potentiel problématique (visite, pédagogie de projet...). Vigilance : Le référent peut être en appui et ne peut s'impliquer dans tous les projets.
* Point clé 2 consensuel Les équipes de direction doivent davantage piloter les équipes pédagogiques ; qu'ils se servent des référents pour contribuer à animer différemment les équipes. Des cas où ça va bien, mais aussi des cas où le référent doit "mettre le pied dans la porte" de l'équipe de direction (si on ne lui fait pas naturellement une place) pour bien jouer un rôle en interface (ex donner des idées sur l'emploi du temps...)
* Point clé 3 (moins consensuel) : diversifier les profils des référents. 1h30/référent, c'est correct, l'idée n'est pas forcément d'attribuer plus de moyens à la même personne. On est aujourd'hui 70 => pourquoi pas 700 référents ? atteindre une masse critique, élargir aux matières générales ; il y a aussi le volet enseigner autrement, et ça concerne tout le monde... Pb de la formation continue des référents ? des représentations du métier qui changent... des moyens nécessaires. Est-ce que l'agroécologie est le bon mot ? faut-il parler plutôt d'enseigner la transition ?
* Ce qu'on peut faire aujourd'hui (tant qu'on n'est pas si nombreux !) : au moins faire vivre les réseaux régionaux, 1 rencontre annuelle en réseau national, ça prend du temps mais ça en fait gagner...

  • Regard complémentaire des animateurs de l'atelier :
    • Présentation (à venir)
    • Quelques notes : des freins du côté des changements de pratiques pédagogiques plus que du côté des agriculteurs, des élèves. Des pédagogies de projet mais pas n'importe comment, avec un potentiel problématique, s'appuyer sur des situations, des enjeux à tracer / analyser et essaimer ces pratiques.

  • Discussion
  • Il ressort de plusieurs ateliers la perspective d'un double niveau de référents : en local pour maintenir une dynamique et avec une animation régionale solide, avec des personnes en capacité d'accompagner / faire vivre des analyses de pratiques, et ces personnes pourraient avoir une supervision nationale pour se professionnaliser sur ces accompagnement et analyses locaux...

Atelier 2 : Quels rôles, démarches et dispositifs agro-écologiques expérimentés par les EA, AT ( voire autres exploitations supports) à privilégier pour enseigner à produire, aménager, transformer et commercialiser autrement ?

Philippe Cousinie, Loïc Braida, Claire Durox, Emmanuelle Zanchi
Rapporteurs : Sophie Chesneau et Frédrick Levèque

Présentation (à venir)

Quelques notes :
* Rôles du référent : Contribuer à identifier les besoins des EA-AT ; coordonner les équipes en fonction de l'analyse des compétences de chacun ; faire du lien (pédago, personnels de l'EA-AT, direction... : exemple réunions régulières et ancrées dans le fonctionnement habituel de l'EPL), ne pas négliger la communication (effort de la part du référent, mais évite l'essoufflement des équipes qui n'ont pas de retour concret sur ce qui se passe) ; se saisir des moyens de financement (même s'il y a parfois moyen de faire sans... ! CASDAR, AAP, fondations comme Fondation de France, Fondation pour la Biodiv...)

* Conseils aux référents :
  • ne pas chercher à faire la révolution d'un coup => travailler en petit comité, à petite échelle, et à partir de là, fédérer pour élargir
  • faire passer des messages par qqn d'extérieur pour l'animation de l'équipe (ponctuellement), éviter les confrontations directes avec les collègues, compagnonnage par qqn qui a déjà fait, qui a déjà l'expérience
  • communiquer sur soi, ses missions, s'identifier auprès des personnels pour asseoir une légitimité : utiliser les plénières de l'EPL (journée de pré-rentrée, occasions de montrer le lien entre la direction et les équipes pédagogiques via le référent... => organiser des réunions, des points de rencontre entre ces différents personnels
  • intégrer des comités techniques pour définir les orientations de l'EPL
  • plus le travail est préparé en amont (identification des blocages, préparation et cadrage des séquences), plus l'adhésion a des chances d'être large
Attention à : Combattre la solitude du référent ; pérenniser les actions (temps forts enthousiasmants vs. actions longues et invisibles (type plan de gestion et entretien) ; motivation ; turn-over des équipes...) ; pérenniser les financements...

  • Regard complémentaire des animateurs : des qualités humaines présentes et ce sera nécessaire pour la transition ! Beaucoup de discussions, dérive hors du strict cadre de l'atelier (plus sur le métier de référent que la question des exploitations et ateliers), mais cela dénote un besoin, une attente. En 2 jours, une quinzaine de façons pour les référents de se définir eux-mêmes (accompagnateur, animateur, pilote, etc.) => chacun a son interprétation, car il y a peut-être un manque de formation et de définition commune => les référents définissent leur travail au fur et à mesure qu'ils le font ! C'est prenant, fatigant, parfois décourageant ou déroutant... alors soit on en bave, soit on part (turn-over important).

Atelier 1 : Organisation, animation et dynamique locale et régionale du plan EPA : des propositions pour agir ensemble, plus et mieux

Animateurs : Roger Brouet, François Guerrier, Christele Roux
Rapporteurs : François Guerrier, Christèle Roux, Emmanuel Bon, Aude Ledanvic

Présentation (à venir)

2 sous groupes qui ont travaillé des préoccupations différentes
* Comment faire réseau autour de projets / objets ? Pour produire des connaissance, co-construire des outils ; répondre à des appels d'offre, produire des évènements, enrôler dans la conduite de projet... Avec des espaces à créer pour du temps d'échange, une communication importante
* Réflexion sur la gouvernance : Réflexion de départ : parfois des difficultés, source de tensions à définir l'articulation entre le niveau national, régional, local : qui fait quoi ? quelle place pour le référent dans tout ça ?

Nécessité pour le plan EPA d'être en phase avec les priorités sociétales. Glissement de "Enseigner à Produire Autrement" à "Accompagner le changement", car la transition doit être en même temps écologique, agro-écologique, éducative => Proposition d'aller vers des plans locaux EPA !!
Associer les forces entre équipes de direction, équipes pédagogiques => portage doit être identifié spécifiquement dans les missions des équipes de direction
Proposition pour le plan EPA2 (intitulé non décidé encore) d'aller vers des plans régionaux pour la stratégie d'appui à l'enseignement, avec une réflexion interservices (SRFD, SRAL, SREA...) et où les chargés ADT régionaux s'entoureraient d'une équipe de référents. Bien associer le volet des politiques d'éducation, et donc les autres sous-direction de la DGER (un EPL n'est pas seulement un lieu d'enseignement, mais aussi et surtout un lieu de vie)
Pas eu le temps de questionner le suivi et l'évaluation des plans qui serait à faire en partie au niveau local.

  • Discussion
  • Risque de mise en concurrence des EPL par la mise en place de plans locaux ? => A priori non, la coordination régionale serait maintenue.
  • Place des élèves, écodélégués ? ambassadeurs ? des liens avec les cuisines, le mieux manger, les plans alimentaires territoriaux... A quand une réflexion réellement globale et intégrative pour viser les économies d'échelles ? => oui, des connexions à faire ...


Discussion générale - Quelques éléments


* La valeur ajoutée du référent est dans les échanges qui sont initiés avec les personnels => ce temps est difficilement perceptible / mesurable => on ne le verra que lorsqu'il n'existera plus, alors comment le montrer, le valoriser ?
  • => Audit financier avec fiches de temps dont la logique avec la fiche de paye est analysée ?
  • => Des + et des - en fonction des résultats ?
  • => Obligation de moyens (bien utiliser les moyens au service du projet) plutôt qu'obligation de résultats

* EPA 2 ? Des infos ? => Rebecca Akrich (DGER/Bureau du développement agricole et des initiatives de partenariat pour l'innovation) présente dans la salle avec son équipe (E. Lescoat sera présente à la clôture). => Pas de plan tout chaud déjà écrit qui ne tiendrait pas compte de la température et des retours des référents.

* EPL multisites = complexité accrue du travail du référent : 2 référents à 1 heure vaudraient mieux qu'1 seul référent à 1h30 ? => Débat : pas une vision partagée par tous, dans les petits EPL en difficulté c'est difficile aussi (épuisement des collègues).

* Supprimer les référents (dans EPA2) ? => Masse critique à atteindre avant d'en arriver là (oui, l'objectif ultime est de supprimer les référents puisque les pratiques seront devenues ordinaires)
  • => penser à aller voir ce qui se fait déjà, dans son établissement

* Clé de la formation continue des personnels aussi sur enseigner autrement et mieux outiller les équipes

* Votre avis sur les avancées importantes mais pas tant que ça et pas partout d'EPA 1 : comment penser la suite : une politique des petits pas ou bien grand chamboulement impliquant plus largement les EPL ?
  • => il faut se donner un peu d'ambition - ne pas rester sur une politique des petits pas
  • => la mayonnaise ne prend qu'à l'échelle locale

* Vigilance : Tous les "autrementS" ne sont pas transformatoires... - attention aux slogans (le marketing "autrement"...)

* Encore beaucoup de bases à partager, faire apprendre sur l'agroécologie (clarification des conceptions différentes qui existent sur l'agroécologie, la durabilité...) et en science de l'éducation dans les équipes = 1er rôle du référent est de faire connaître des ouvrages de base sur l'apprentissage ?

* La réalité nous rattrappe, ne pas oublier ça ! changement climatique, scandales sanitaires...

* L'avenir du métier d'enseignant : 1/3 face à face, 1/3 formation, 1/3 travail d'équipe = idéal, pas réaliste, mais c'est bien ça l'idée

* Attention à ne pas changer tout le dispositif, sous peine de perdre les partenaires territoriaux qui ont (enfin) intégré l'existence de l'AE, de EPA, et identifié les référents...

* Les délégués régionaux CNEAP ne sont pas partie prenantes dans toutes les régions, il faudrait mieux les associer partout. Aussi, mieux mutualiser les moyens de formation continue (privé / public) pour cheminer de la même façon.

* Le référent EPA doit-il éviter de s'impliquer quand le projet n'a rien à voir avec la TAE ?
  • => dépend en partie de la vision / périmètre sur l'agroécologie.
  • => manque de repères généraux sur la définition commune de l'agroécologie (les conceptions), et encore plus de la transition / des transitionS
  • => il faut remettre la question de la durabilité au cœur : peu de choses suffisamment construites dans l'esprit des enseignants

BILAN du regroupement sur la base des questionnaires de satisfaction :
BILAN_regroupement_des_rfrents_EPA_octobre2018.pdf (0.2MB)

SUITE EN COMMUN AVEC LE SUP â?? SÃ?MINAIRE AGREENIUM (voir le détail dans le programme Agreenium)


15h45-16h15

Quelle mise en perspective pour l'enseignement d'agroécologie dans l'enseignement d'agroécologie dans l'enseignement supérieur ? Intervention de Thierry Doré et Patrick Mayen comme grands témoins

(sur la journée ou les 3 jours)
Thierry Doré : (Vidéo à venir)

Quelques notes :
Il a revu ses notes des ateliers de 2013 animés par Marion Guillou, pour revoir parmi les 6 points qu'il avait présentés, ceux qui sont nouveaux, ce qui a évolué.
Sur les barcamps, ça fourmille d'idée et d'initiatives, avec 4 enjeux maintenant :
  • le décloisonnement des disciplines liés à l'agroécologie (c'est bien en marche pour des disciplines qui ne se parlaient pas autrefois. Il reste à aller sur les aspects transitions alimentaires à intégrer à l'agroécologie.
  • le lien à l'alimentation : nouveau, marqueur essentiel et pas développé pour l'instant. Découplage entre alimentation et agriculture est toujours présent. Enjeu déterminant
  • plein d'innovations pédagogiques : va des actions ponctuelles, à d'autres plus larges, à des cursus entier repensés. La manière dont l'enseignement est organisé doit pouvoir permettre d'accueillir ces initiatives. Et il reste des rigidités dans nos système, ce n'est pas tjs le cas, il faut mieux accueillir les innovations.
  • transition et mouvement ; on n'avance pas vite. Des obstacles liés aux objectifs, pour enseigner on a des besoins de points de stabilité, or avec les transitions, on va à l'inverse => besoin de trouver des méthodes pédagogiques nouvelles pour accompagner cela, former au mouvement.
  • esprit critique et réflexivité : méthode de projet, confrontation au terrain. Dans la réflexivité, c'est beaucoup moins présent. Sur l'éthique, une vigilance : ne pas l'utiliser pour faire passer ses propres normes sociales, mais bien avec le questionnement sur les valeurs (et non la normalité sociale).
Il y a sans doute une face cachée du public potentiel : ceux qui ne participent pas à l'innovation pédagogique (le reste de nos équipes et nos collègues), les embarquer dans la TAE, donc enjeux fort pour le ministère : renforcer la dynamique pour avoir un impact quantitatif.

Enseigner : besoin d'un cadre global cohérent du dispositif, s'accrocher aux autres mouvements intervenant en AE (profession...) : ex de la plateforme AE de Toulouse avec d'autres acteurs, l'établissement fait bouger sur le territoire.

Le vocabulaire : enseigner et apprendre l'AE, prend une dimension terrible. comment maintenant embrasser l'AE ? C'est devenu trop gros pour les enseignants. Parler peut-être plus "d'enseigner et apprendre en étant des acteurs de l'AE", en étant partie prenante des dispositifs de l'AE --> enseigner et apprendre en participant à l'AE

Patrick Mayen : grand témoin sur les 3 journées. dont avec les référents de l'enseignement technique (Vidéo à venir)

Par rapport à 2013, on a du recul. Il y a un grand nombre de retour d'expériences, et il y a des tendances convergentes sur ce qui marche.
Une reconnaisance et mise en évidence de nouvelles exigences : complexité du travail et des situations. Il faut travailler des objets non intuitifs et non familiers (c'est peut-être là aussi qu'est la difficulté), hors des manières habituelles d'appréhender le monde. Déstabilisant aussi pour les enseignants et les apprenants, car ça embrasse beaucoup de choses et devient "inempoignable" au niveau cognitif. Même si on parle de complexité : ne pas oublier qu'il faut une progressivité dans les apprentissages (du plus facile au moins facile, sinon on s'y perd). Ex de quelques élèves dans un atelier qui disaient "à force d'être dans l'AE, où est l'agriculture ?"

* Une grande dévolution (des tâches des enseignants vers les apprenants) : les élèves font des enquêtes, enseignent à d'autres, schématisent, se co-évaluent ou s'autoévaluent... Très intéressant. On a beaucoup de travaux de référence internationaux sur les processus d'apprentissage, on sait ce qui marche (activités riches cognitivement, mise en activité intéressante...).

* Le projet : engagement actif des apprenants pour formuler des hypothèses et essayer de résoudre des "vrais" problèmes (Stanislas Dehaene / Collège de France). On peut confier ces tâches aux différents niveaux (en adaptant bien sûr), mais aussi avec des CAPA. Des questions de durée, temps, évolution... On introduit des savoirs outils, on retravaille sur les concepts au moment où c'est nécessaire dans les projets. Il y a des savoirs fondamentaux qui aident à structurer la pensée. On voit une pédagogie de l'expérience (part des situations) qui ne renonce pas aux savoirs savants.

* Et la face cachée ? Il n'y a pas que des pionniers, pour certains certes, on voit une "ordinarisation de l'AE" dans les pratiques, mais une grande partie des acteurs sont encore contre ou entre deux. Est-ce que ceux qui ne s'y lancent pas, c'est par déstabilisation pédagogique, ou parce qu'ils sont contre l'AE ? Ca questionne les pratiques, l'accueil d'innovation, des équipes de direction qui réorganisent, s'engagent... Un énorme besoin d'accompagnement pour franchir les 2 pas, de l'AE et de la transition éducative.

=> Un vrai travail sur les conditions organisationnelles à faire avec les autorités institutionnelles. Permettre beaucoup plus le travail en équipe dans les établissements, se réunir plus facilement, se former ensemble, expérimenter ensemble...

16h15-17h15 : l'AE : une transition culturelle"